Rapport

SICO Vague 2.7

Exactement un an après la vague 2.1, la plupart des questions du sondage de la vague 2.1 ont été reprises afin d’étudier de quelle façon les comportements et les attitudes liés à la COVID‑19 ont changé

Agence de la santé publique du Canada
Équipe de recherche sur l'opinion publique, Bureau du Conseil privé
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Gros plan d'un presse-papiers dans un établissement de soins de santé

Aperçus clés

Proximité de la COVID-19 et mesures de santé publique : 60 % des personnes interrogées ont déclaré avoir été infectées par la COVID-19 ou l’avoir probablement été à un moment durant la pandémie (par rapport à 31 % en juin, à 49 % en août, à 54 % en octobre et à 58 % en décembre) et 14 % des personnes qui ont été infectées ont déclaré avoir ressenti des symptômes du syndrome post-COVID-19. Le quart des personnes interrogées a déclaré avoir souffert de fièvre, de toux, d’un mal à gorge ou d’écoulement nasal au cours du dernier mois (ce qui représente une baisse par rapport au tiers recensé en décembre). L’admissibilité aux traitements contre la COVID-19 est méconnue. Mesures de santé publique

Vaccination chez l’adulte : La réception des 4e et 5e doses a augmenté au fil du temps, tandis que celle des 1re, 2e et 3e doses s’est stabilisée. L’intention de recevoir une autre dose parmi les personnes ayant reçu de 0 à 3 doses est assez faible. Toutefois, l’intention de recevoir une autre dose reste forte chez les personnes qui en ont reçu au moins 4. Il convient de noter que le quart des personnes vaccinées interrogées déclare craindre d’avoir des effets secondaires à long terme en raison du vaccin.

Vaccination pédiatrique : La vaccination des enfants stagne. Les principales raisons invoquées par les parents qui n’avaient pas encore fait vacciner au moins un de leurs enfants étaient les suivantes : la crainte des effets secondaires du vaccin et l’opinion selon laquelle la COVID-19 n’a pas d’effet sur les enfants.

Sources d’information et confiance : La confiance à l’égard des sources d’information sur la COVID-19 n’a pas beaucoup changé depuis le début de la collecte des données. On observe que 51 % des répondants ont déclaré faire entièrement ou modérément confiance au gouvernement du Canada, tandis que 38 % ont déclaré s’en méfier modérément ou totalement. La consultation des nouvelles sur la COVID-19 a diminué entre décembre 2022 et février 2023.

Connaissance et désinformation : La plupart des répondants ont correctement ciblé les affirmations vraies et fausses concernant la COVID-19. Cependant, certaines lacunes persistent dans les connaissances. Par exemple, 29 % des personnes interrogées ont jugé inexacte l’affirmation « les vaccins contre la COVID-19 réduisent la propagation de la COVID-19 ».

Santé mentale et bien-être : La satisfaction à l’égard de la vie est restée assez stable au cours de la dernière année, après une première augmentation entre février et avril 2022. Les répondants les plus jeunes (de 18 à 34 ans) étaient systématiquement moins nombreux à se déclarer satisfaits de leur vie que les répondants plus âgés et ils présentaient de moins bons indicateurs de santé mentale.

Perspectives sur la pandémie et rétablissement : Plus de la moitié (64 %) des personnes composant l’échantillon ont indiqué que le pire de la crise de la COVID-19 était derrière nous. De plus, ils sont moins nombreux qu’il y a un an à considérer la COVID-19 comme une menace pour les Canadiennes et Canadiens et la société canadienne. Au cours de la dernière année, la plupart des préoccupations des répondants en lien avec la santé a diminué, à l’exception des préoccupations relatives à la surcharge du système de santé, qui ont augmenté. Comparativement aux inquiétudes relatives à la COVID-19, les inquiétudes relatives à l’inflation, aux divisions croissantes au sein de la société et aux changements climatiques sont gagné en priorité.

Contexte

D’avril 2020 à novembre 2021, Impact Canada a dirigé la mise en œuvre de l’Outil de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’analyse des comportements face à la COVID-19 au Canada. L’étude – Surveillance instantanée COVID-19 (SICO Canada) – a été menée en collaboration avec l’équipe de la Recherche sur l’opinion publique du Bureau du Conseil privé. Les renseignements fournis par la phase 1 de SICO ont éclairé la réaction du gouvernement fédéral à la COVID-19 et permis de prendre des décisions à l’échelle du gouvernement pour répondre aux besoins particuliers et changeants des citoyens pendant la pandémie.

En février 2022, Impact Canada a lancé la deuxième phase de l’étude SICO en collaboration avec l’Agence de la santé publique du Canada et l’équipe de la Recherche sur l’opinion publique du Bureau du Conseil privé. Cette phase de l’étude permettra de continuer à surveiller l’évolution du contexte de la réponse à la pandémie avec un nouvel échantillon de Canadiens et un nouveau comité consultatif.

Méthodologie

Avec un modèle longitudinal, l'étude suit 2 000 participants recrutés dans un comité en ligne sur seize vagues de collecte de données. De nouveaux participants sont ajoutés uniquement lorsqu'un panéliste initial cesse de participer.

Les répondants constituent un échantillon représentatif de Canadiens âgés de 18 ans et plus et les résultats sont pondérés à l'aide des données du recensement de 2016 de Statistique Canada afin de refléter la distribution de la population au Canada.

Considérations

Données recueillies : Du 8 au 24 février 2023
Taille de l’échantillon : 2 000

Lorsqu’on interprète les résultats de l’étude SICO, il faut garder à l’esprit le contexte dans lequel la collecte de données s’est déroulée, car il se peut qu’il ait influé sur les réponses des participants à l’étude. Avant et pendant la collecte de données de la vague 2.7 :

  • Les médias ont peu couvert la pandémie de COVID-19 au cours de la collecte des données. En février 2023, environ 89 % des Canadiennes et Canadiens âgés de plus de 18 ans avaient reçu au moins 2 doses de vaccin contre la COVID-19, 60 % avaient reçu au moins 3 doses et 30 % au moins 4 doses.
  • En février 2023, 26 % des Canadiens adultes avaient reçu une dose au cours des six derniers mois. Parmi les enfants âgés de 12 à 17 ans, 80 % avaient reçu au moins 2 doses, 19 % avaient reçu 3 doses et 5 % en avaient reçu 4.
  • Parmi les enfants de 5 à 11 ans, 52 % avaient reçu au moins une dose, 41 % en avaient reçu 2 et 8 % en avaient reçu 3. Parmi les enfants de 4 ans et moins, 10 % avaient reçu au moins une dose et 5 % en avaient reçu 2.

Proximité de la COVID-19 et mesures de santé publique

Plus de la moitié des répondants déclarent avoir été infectés par la COVID-19 à un moment ou un autre

En février 2023, 60 % des répondants ont déclaré avoir été – ou probablement été – infectés par la COVID-19 à un moment ou l’autre durant la pandémie (par rapport à 58 % en décembre 2022). Le pourcentage des répondants qui ont déclaré ne pas avoir été infectés par la COVID-19 est passé de 69 % en février 2022 à 36 % en février 2023. Les répondants âgés de 55 ans et plus étaient moins susceptibles (47 %) de déclarer avoir été infectés que ceux âgés de 35 à 54 ans (64 %) et de 18 à 34 ans (72 %).

1/5 déclare avoir eu la COVID-19 plus d'une fois

Parmi les répondants qui ont déclaré avoir eu la COVID-19, 74 % ont déclaré l’avoir eue une fois, 16 % l’avoir eue 2 fois et 3 % l’avoir eue 3 fois. La proportion des répondants non vaccinés qui ont déclaré avoir été infectés plus d’une fois était plus élevée (35 %) que la moyenne (19 %).

La majorité des infections par la COVID-19 sont survenues en 2022

La majorité (64 %) des infections autodéclarées par la COVID-19 sont survenues en 2022.

Parmi ceux qui ont eu la COVID-19, un quart a pu ressentir des symptômes du syndrome post-COVID-19

Parmi les personnes qui ont probablement eu la COVID-19 (60 % de l’échantillon), 14 % ont déclaré avoir ressenti des symptômes du syndrome post-COVID-19 (c.-à-d. des symptômes physiques ou psychologiques qui durent plus de 12 semaines après l’infection à la COVID-19). En outre, 11 % des personnes interrogées ont déclaré ne pas savoir si elles avaient souffert d’un syndrome post-COVID-19.

Les personnes interrogées font état d’une variété de conséquences liées au syndrome post-COVID-19.

En réponse à une question ouverte, les effets les plus fréquemment signalés du syndrome post-COVID-19 dans la vie des personnes interrogées étaient la fatigue (26 %), la toux persistante (19 %), la baisse d’énergie/l’incapacité de mener des activités normales (17 %) et les difficultés respiratoires (17 %).

L’utilisation des tests rapides a diminué en février.

Dans le cadre de la vague 2.7, 21 % des répondants ont déclaré avoir subi un test de dépistage de la COVID-19 au cours du mois précédent, soit un test rapide (19 %), soit un test PCR (2 %). On a relevé que 9 % des répondants ont déclaré avoir fait subir un test rapide à quelqu’un d’autre au cours du mois précédent. L’utilisation des tests rapides a diminué en février par rapport aux vagues précédentes de collecte de données. Dans une question similaire de la vague 2.1 de l’étude SICO en février 2022, 25 % avaient déclaré avoir subi un test de dépistage de la COVID-19.

La plupart des mesures de santé publique sont peu adoptées fréquemment.

Moins du tiers des répondants a déclaré adopter souvent ou toujours des mesures de santé publique, comme le port du masque lorsqu’il n’est pas obligatoire (30 %), des mesures visant à améliorer la qualité de l’air (28 %) et l’évitement de lieux et d’événements publics (27 %). Les répondants âgés de 55 ans et plus et les femmes étaient plus susceptibles que les autres de déclarer suivre souvent ou toujours des mesures de santé publique. Les répondants les plus jeunes, les hommes et les résidents de l’Alberta étaient moins susceptibles que les autres de déclarer suivre ces mesures.

L’adoption fréquente des mesures de santé publique diminue au fil du temps.

En général, la proportion des répondants qui déclarent adopter souvent ou toujours des mesures de santé publique a diminué au fil du temps. Depuis l’été, la proportion des personnes qui déclarent prendre souvent ou toujours des mesures pour améliorer la qualité de l’air et choisir de rencontrer d’autres personnes à l’extérieur diminue constamment alors que le temps se refroidit. Entre octobre et décembre, le nombre de personnes déclarant éviter souvent ou toujours les lieux et événements publics a légèrement augmenté (de 28 à 32 %). Toutefois, en février, la situation était revenue aux niveaux d’octobre. La majorité d’entre eux (60 % + 24 % ayant déclaré S.O.) continuent de déclarer rester à la maison lorsqu’ils sont malades.

Le port fréquent du masque diminue au fil du temps.

La proportion des personnes qui ont déclaré porter souvent ou toujours le masque alors que ce n’était pas obligatoire a diminué au fil du temps (de 57 % en avril à 30 % en février). On a constaté une légère augmentation du port fréquent du masque lorsqu’il n’est pas obligatoire au cours de la vague de décembre de collecte de données (de 31 % en octobre à 35 % en décembre). Toutefois, le port du masque a de nouveau diminué en février.

Le port fréquent de tous les types de masque a diminué au cours de la dernière année.

En février 2022, 55 % des répondants ont déclaré porter souvent ou toujours un masque chirurgical par rapport à 21 % en février 2023. De même, 42 % des personnes avaient déclaré en février 2022 porter souvent ou toujours un masque en tissu par rapport à 10 % en 2023. Enfin, 28 % portaient souvent ou toujours un masque médical de grande qualité en 2022 par rapport à 14 % en 2023.

Plus du quart des personnes ont déclaré avoir été malades au cours du dernier mois.

On a recensé que 27 % des personnes ont déclaré avoir eu de la fièvre, de la toux, un mal de gorge ou de l’écoulement nasal au cours du dernier mois (ce qui représente une baisse par rapport à 35 % en décembre). Les répondants âgés de 18 à 34 ans étaient plus susceptibles de déclarer avoir été malades (35 %) que ceux âgés de 35 à 54 ans (28 %) et que ceux âgés de 55 ans et plus (19 %).

La participation aux rassemblements et activités ainsi qu’aux voyages est stable depuis juin 2022.

En général, la participation aux rassemblements et activités ainsi qu’aux voyages a augmenté d’une vague à l’autre entre février et juin 2022 et est demeurée relativement stable entre juin 2022 et février 2023. Les répondants les plus âgés étaient systématiquement moins susceptibles que les autres répondants de déclarer avoir participé aux activités énumérées. Par exemple, 73 % des répondants âgés de 55 ans et plus ont déclaré avoir rendu visite à des membres de leur famille et à des amis à l’intérieur par rapport à la moyenne de 79 %.

Environ la moitié des répondants est favorable au rétablissement de nombreuses mesures de santé publique au besoin.

La majorité des répondants serait favorable à l’adoption ou au rétablissement de nombreuses mesures de santé publique si elles s’avéraient nécessaires. Les mesures auxquelles ils sont le plus favorables comprennent le port du masque (de 58 à 65 %), la preuve de vaccination (de 50 à 54 %) et la limitation des rassemblements (52 %). Les mesures les moins bien reçues sont la fermeture d’entreprises (29 %), la fermeture d’écoles et de garderies (38 %) et les décrets ordonnant de rester à domicile (42 %). Les répondants âgés de 55 ans et plus et les femmes étaient beaucoup plus susceptibles que les autres répondants d’être favorables à un hypothétique rétablissement des mesures.

Au fil du temps, l’appui en faveur du rétablissement des mesures de santé publique au besoin a progressivement diminué.

Au fil du temps, le soutien au rétablissement des mesures de santé publique si nécessaire a progressivement diminué pour la plupart des mesures.

Au fil du temps, l’appui en faveur du rétablissement des exigences quant à la preuve de vaccination a diminué, mais la moitié des répondants seraient en sa faveur au besoin.

Au fil du temps, l’appui en faveur du rétablissement des exigences quant à la preuve de vaccination dans le cas d’une éclosion répandue de COVID-19 a diminué. Cependant, près de la moitié des répondants continuent d’indiquer qu’ils seraient en faveur de leur rétablissement au besoin. Cet appui varie considérablement selon le statut vaccinal des répondants : ceux qui ont reçu le moins de doses sont les moins favorables au rétablissement de ces exigences.

De nombreux Canadiens ne connaissent pas les médicaments utilisés pour traiter la COVID-19

Une grande partie de l’échantillon ne savait pas si le Paxlovid, le Remdesivir et les anticorps monoclonaux étaient utilisés pour traiter la COVID-19. Parmi ces trois traitements, le Paxlovid était le plus connu : 42 % des répondants l’ont identifié comme un médicament utilisé pour traiter la COVID-19.

La connaissance du Paxlovid varie selon les provinces.

Les répondants de l’Ontario étaient plus susceptibles d’indiquer que le Paxlovid est un médicament utilisé pour traiter la COVID-19 (49 %) que ceux des autres provinces. Les répondants de la Colombie-Britannique, du Manitoba et de la Saskatchewan étaient moins susceptibles d’identifier correctement le Paxlovid.

La majorité des Canadiens ne connaît pas bien le Paxlovid.

Les deux tiers (66 %) des répondants ont déclaré ne pas connaître du tout le Paxlovid. 25 % ont déclaré ne pas connaître le Paxlovid très bien et 8 % assez bien. Seuls 2 % ont déclaré connaître très bien le Paxlovid.

Même parmi ceux qui connaissent le Paxlovid, certains ne savent pas à quoi il sert.

Parmi les répondants qui connaissaient au moins un peu le Paxlovid (35 % de l’échantillon), 65 % savaient à quoi il servait, selon les directives actuelles. Cependant, 39 % pensaient qu’il était utilisé pour traiter les cas graves de COVID-19 à l’hôpital.

La majorité des personnes âgées ne savent pas si elles peuvent prendre du Paxlovid.

Les répondants âgés de 65 ans et plus étaient légèrement plus susceptibles d’indiquer qu’ils pouvaient prendre du Paxlovid. Cependant, la majorité des personnes de ce groupe d’âge n’étaient pas sûres de pouvoir en prendre (~69 %).

1 % des répondants déclarent avoir pris du Paxlovid.

1 % de l’échantillon a déclaré avoir pris du Paxlovid. 2 % ont indiqué qu’ils avaient envisagé d’en prendre, mais qu’ils n’en avaient pas pris.

Vaccination chez l’adulte

La réception des 4e et 5e doses a augmenté au fil du temps, tandis que celle des 1re, 2e et 3e doses s’est stabilisée.

Au cours de la dernière année, les proportions des répondants ayant reçu 0, 1, 2 et 3 doses d’un vaccin contre la COVID-19 sont restées relativement stables, tandis que les proportions des répondants ayant reçu 4 doses ou plus ont augmenté*. Les répondants âgés de 55 ans et plus étaient plus susceptibles d’avoir reçu 4 doses (71 %) que ceux âgés de 35 à 54 ans (63 %) et que ceux âgés de 18 à 34 ans (35 %). *Remarque : La réception des 3e et 4e doses chez les répondants de l’étude SICO est plus élevée dans la société en général. Voir l’annexe D pour consulter les considérations relatives à l’écart entre les données de l’étude et les données officielles.

Les répondants ayant reçu peu de doses ont moins l’intention que les autres répondants d’obtenir une autre dose.

Au fil du temps, l’intention d’obtenir des doses de rappel du vaccin a diminué. Cela s’explique en partie par le fait que les gens qui avaient cette intention ont obtenu une dose de rappel. Toutefois, dans certains cas, cette intention n’a pas mené à l’obtention d’une dose. En février 2023, l’intention d’obtenir une autre dose parmi les personnes ayant reçu de 0 à 3 doses était assez faible. Par exemple, 98 % des personnes non vaccinées ont déclaré qu’elles ne se feraient pas vacciner contre la COVID-19. Toutefois, l’intention de recevoir une autre dose reste forte chez les personnes qui en ont reçu au moins 4.

Le quart des personnes vaccinées s’inquiètent des effets secondaires à long terme du vaccin contre la COVID-19.

En février 2022, 23 % des personnes ayant reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19 ont déclaré être inquiètes des effets secondaires à long terme du vaccin. Un an plus tard, en février 2023, la même proportion de répondants s’inquiète des effets secondaires à long terme. Les personnes ayant reçu 1 ou 2 doses étaient beaucoup plus susceptibles de s’inquiéter des effets secondaires à long terme (48 %) que celles ayant reçu 3 doses (21 %) et 4 doses ou plus (15 %).

La plupart des Canadiennes et Canadiens indiquent que leurs amis et les membres de leur famille sont vaccinés contre les COVID-19.

87 % des personnes interrogées ont indiqué que la plupart de leurs amis proches et des membres de leur famille sont vaccinés. Les réponses à cette question varient considérablement en fonction du statut vaccinal : 40 % des personnes non vaccinées ont déclaré que la plupart de leurs amis et des membres de leur famille étaient vaccinés et 22 % n’en étaient pas certains; 82 % des personnes interrogées ayant reçu 2 doses ont indiqué que la plupart de leurs amis et des membres de leur famille étaient vaccinés. Environ 95 % des personnes ayant reçu 3 doses ou plus ont indiqué que leurs amis et les membres de leur famille étaient vaccinés.

15 % des répondants ont déjà refusé un vaccin de routine ou retardé l’obtention d’un de ces vaccins.

15 % ont déclaré avoir refusé ou retardé une vaccination systématique à un moment donné. Les répondants qui n'étaient pas vaccinés contre COVID-19 étaient plus susceptibles d'avoir refusé ou retardé une vaccination systématique (37 %) que ceux qui avaient reçu deux (19 %), trois (16 %), quatre (10 %) ou cinq (7 %) doses de vaccin contre COVID-19.

Certains répondants ayant reçu deux doses seraient plus susceptibles de recevoir une troisième dose dans certaines circonstances

Les principaux scénarios qui inciteraient les répondants ayant reçu 2 doses à recevoir une 3e dose sont les suivants : Si la preuve d’une 3e dose était exigée pour des activités telles que les voyages (39 %) Si un nouveau variant plus grave commençait à se répandre (36 %) Si la définition de « pleinement vacciné » était modifiée pour exiger au moins 3 doses (32 %) Cependant, dans la plupart des cas, un nombre similaire de répondants a indiqué que ces scénarios hypothétiques les rendraient peu enclins à recevoir une 3e dose.

De nouveaux vaccins ou l’émergence d’un variant causant une forme plus grave motiveraient la prise d’une quatrième dose

Les principaux scénarios qui, selon les répondants ayant reçu trois doses de vaccin COVID-19, les inciteraient à recevoir une quatrième dose sont les suivants : Si une nouvelle variante plus grave de COVID-19 apparaissait (69%) Si un nouveau vaccin était disponible pour mieux prévenir l'infection (66%) Si la preuve d'une quatrième dose était exigée pour participer à des activités (61%)

La moitié des répondants a déclaré avoir obtenu le vaccin contre la grippe cette année.

Un peu moins de la moitié des personnes interrogées (49 %) ont indiqué qu’elles s’étaient fait vacciner contre la grippe au cours de la saison 2022-2023 et 46 % ont déclaré l’avoir fait au cours de la saison 2021-2022. Le nombre des personnes qui ont reçu le vaccin contre la grippe variait considérablement en fonction du statut de vaccination contre la COVID-19. Parmi les répondants qui ne sont pas vaccinés contre la COVID-19, 1 % a indiqué avoir reçu un vaccin contre la grippe, tandis que 10 % des personnes qui ont reçu 2 doses, 35 % des personnes qui ont reçu 3 doses, 75 % des personnes qui ont reçu 4 doses, et 88 % des personnes qui ont reçu 5 doses ont indiqué qu’elles avaient reçu un vaccin contre la grippe.

Vaccination pédiatrique

Le tiers des parents d’enfants âgés de 12 à 17 ans ayant reçu 2 doses ont l’intention de faire administrer une autre dose à leurs enfants.

31 % des parents d’enfants âgés de 12 à 18 ans ont indiqué que leurs enfants avaient reçu 3 doses d’un vaccin contre la COVID-19. Parmi les parents d’enfants âgés de 12 à 17 ans ayant reçu 2 doses d’un vaccin contre la COVID-19, 30 % ont l’intention de faire administrer une 3e dose à leur enfant, le plus tôt possible ou après un certain temps. 44 % n’ont pas l’intention de faire administrer à leur enfant une 3e dose d’un vaccin contre la COVID-19. *Remarque : L’obtention du vaccin chez les répondants de l’étude SICO était plus élevée que dans la société en général. Voir l’annexe D pour connaître les considérations relatives à l’écart entre les chiffres de l’étude et les chiffres officiels.

La vaccination des enfants de 5 à 11 ans stagne.

Le taux d’administration de la 1re dose de vaccin dans le groupe d’âge de 5 à 11 ans est resté juste en dessous de 60 % depuis le début de la collecte de données en février*. Le taux d’administration de la 2e dose est resté constant à environ 50 % entre juin et octobre. Une légère augmentation du taux d’administration de la 3e dose a été observée, passant de 7 % en octobre à 17 % en décembre. La prise de la 3e dose est restée constante entre décembre et février. *Remarque : La prise du vaccin chez les répondants de l’étude SICO était plus élevée que dans la société en général. Voir l’annexe D pour des considérations sur l’écart entre les chiffres de l’étude et les chiffres officiels.

Les parents qui n’ont pas encore fait vacciner leurs enfants âgés de 5 à 11 ans n’ont pas l’intention de le faire

La grande majorité (86 %) des parents qui n'ont pas encore fait vacciner leurs enfants âgés de 5 à 11 ans indiquent qu'ils n'ont pas l'intention de le faire à l'avenir.

La moitié des parents d’enfants âgés de 5 à 11 ans ayant reçu 2 doses d’un vaccin ont l’intention de faire administrer une 3e dose à leurs enfants

Un pourcentage de 49 % des parents qui ont déjà fait vacciner leurs enfants âgés de 5 à 11 ans ont l’intention de leur faire administrer une 3e dose, le plus tôt possible ou après un certain temps. Un tiers (33 %) des parents de ce groupe n’ont pas l’intention de faire administrer une 3e dose à leurs enfants.

Les trois quarts des parents n’ont pas fait vacciner leurs enfants de 4 ans et moins.

Les vaccins ont été approuvés pour les enfants âgés de 6 mois à 4 ans en juillet 2022. Depuis, environ 26 % des parents ayant des enfants de cette tranche d’âge ont fait vacciner leurs enfants*. *Remarque : L’obtention du vaccin chez les répondants de l’étude SICO était plus élevée que dans la société en général.

Plus de la moitié des parents qui n’ont pas encore fait vacciner leurs enfants âgés de 4 ans et moins n’a pas l’intention de le faire.

Parmi les parents qui n’ont pas fait vacciner leurs enfants de cette tranche d’âge, 59 % ont indiqué qu’ils ne prévoient pas le faire et 32 % ont l’intention de faire vacciner leurs enfants âgés de 6 mois à 4 ans, soit le plus tôt possible, soit après un certain temps. Entre octobre et décembre, la proportion de parents qui n’avaient pas l’intention de faire vacciner leurs enfants a augmenté (de 51 à 60 %, ce qui s’explique peut-être par l’obtention du vaccin). La proportion de ceux qui ont l’intention de faire vacciner leurs enfants dès que possible ou après un certain temps a diminué (de 40 à 29 %). Les intentions sont restées relativement stables entre décembre 2022 et février 2023.

La conviction que la COVID-19 ne menace pas les enfants et les inquiétudes quant aux effets secondaires sont les principales raisons pour lesquelles les enfants ne sont pas vaccinés.

Dans une question ouverte, les parents qui n’avaient pas encore fait vacciner au moins un de leurs enfants ont été invités à expliquer les raisons pour lesquelles leurs enfants n’avaient pas encore été vaccinés. Les principales raisons invoquées sont les suivantes : Opinion selon laquelle les enfants ne sont pas menacés par la COVID-19 (31 %) Inquiétudes concernant les effets secondaires du vaccin (30 %)

Les inquiétudes concernant l’infection des enfants par la COVID-19 restent faibles.

Plus des trois quarts des parents ont déclaré que leurs enfants avaient eu la COVID-19.

74 % des parents ont déclaré que leurs enfants avaient ou avaient probablement eu la COVID-19 à un moment donné au cours de la pandémie. Dans le même ordre d’idée, 73 % des parents ont déclaré qu’ils avaient ou avaient probablement été eux-mêmes infectés, par rapport à 56 % des répondants sans enfant à la maison.

Sources d’information et confiance

Les sources d’information sur la COVID-19 qui inspirent le plus confiance sont les scientifiques et les travailleurs de la santé

La majorité des répondants font confiance (4 ou 5 sur une échelle de 5) aux travailleurs de la santé (80 %), aux scientifiques (77 %) et aux autorités sanitaires internationales (64 %) comme source d’information sur la COVID-19. La confiance à l’égard des responsables de la santé publique à l’échelle fédérale (61 %) et provinciale (58 %) et à l’égard des séances d’information du gouvernement fédéral (62 %) et du gouvernement provincial (57 %) est également relativement élevée. Plus de la moitié d’entre eux font confiance à la radiodiffusion publique (55 %). Moins de la moitié des répondants ont déclaré faire confiance aux journaux et aux autres sources journalistiques (41 %) et télévisées (38 %) comme sources d’information sur la COVID-19. La confiance à l’égard des sources d’information est restée relativement stable entre février 2022 et 2023.

La moitié des répondants ont déclaré faire confiance au gouvernement du Canada

51% des répondants ont déclaré faire entièrement ou modérément confiance au gouvernement fédéral canadien, tandis que 38% ont déclaré faire modérément ou entièrement confiance.Les femmes ont déclaré faire davantage confiance (56%) que les hommes (45%).Les répondants ayant fait des études universitaires ont déclaré faire davantage confiance (63%) que ceux ayant fait des études collégiales (45%) ou secondaires (46%).Les répondants de l'Alberta (40%) et du Manitoba et de la Saskatchewan (41%) ont déclaré faire moins confiance que ceux des autres provinces.

Une personne sur 3 a déclaré ne pas suivre du tout les nouvelles sur la COVID-19.

Seuls 6 % des répondants de l’étude SICO ont déclaré avoir suivi de très près les nouvelles sur la COVID-19 et 17 % ont déclaré les suivre d’assez près. Plus du tiers des répondants (36 %) ont déclaré ne pas suivre l’actualité concernant la COVID-19. Les répondants les plus âgés étaient plus susceptibles de déclarer suivre l’actualité concernant la COVID-19 que les autres répondants.

La consultation des nouvelles sur la COVID-19 a diminué en février 2023.

La consultation de nouvelles sur la COVID-19 a diminué entre avril et juin 2022 et est restée relativement stable jusqu’en décembre 2022. Entre décembre 2022 et février 2023, la consultation de nouvelles sur la COVID-19 a encore diminué.

L'utilisation des médias sociaux varie selon la plateforme

Les répondants étaient plus susceptibles de déclarer utiliser Facebook (49%) et Youtube (40%) 'plusieurs fois par jour' ou 'une fois par jour' que les autres plateformes de médias sociaux. L'utilisation des plateformes de médias sociaux variait en fonction de l'âge des répondants, les plus jeunes étant moins susceptibles d'utiliser Facebook et plus susceptibles d'utiliser fréquemment toutes les autres plateformes.

Les deux tiers des répondants connaissaient les algorithmes des médias sociaux.

En février 2023, 61 % des personnes interrogées ont choisi la bonne réponse, soit « par une analyse informatique des publications avec lesquelles vous avez interagi dans le passé ». Les répondants âgés de 55 ans et plus étaient moins susceptibles de sélectionner la bonne réponse (47 %) que ceux âgés de 35 à 54 ans (74 %) et de 18 à 34 ans (81 %).

COVID-19 Connaissance et désinformation

La plupart des répondants ont correctement ciblé les affirmations vraies concernant la COVID-19.

La majorité des répondants a qualifié correctement d’assez ou de très exactes. ​ les affirmations vraies sur la COVID-19. Toutefois, des proportions plus faibles ont indiqué que les affirmations vraies étaient plutôt ou très inexactes (6 % / 29 %). L’affirmation vraie jugée inexacte par la plus grande partie des personnes interrogées (29 %) était « les vaccins contre la COVID-19 réduisent la propagation de cette maladie ».

Une minorité de répondants ont indiqué que des énoncés faux sur la COVID-19 étaient exacts

Une minorité de répondants ont indiqué que des affirmations fausses sur la COVID-19 étaient plutôt ou très exactes. Ces pourcentages allaient de 3 à 30 %, selon l’énoncé. ​ Par exemple, 19 % des personnes interrogées ont estimé que l’affirmation suivante était au moins assez exacte : « les vaccins contre la COVID-19 entraînent l’apparition de nouveaux variants du virus ».

La majorité d’entre eux connaissaient les variants de la COVID-19, mais peu les sous-variants.

La majorité des personnes interrogées a correctement qualifié Omicron (91 %) et Delta (74 %) de variants du virus responsable de la COVID-19. Les répondants ont été moins nombreux à pouvoir identifier les sous-variants BA.5 (46 %) et XBB.1.5 (32 %).

Santé mentale et bien-être

La satisfaction à l’égard de la vie est restée relativement stable au cours de la dernière année.

En février 2023, 71 % des répondants ont déclaré être satisfaits de leur vie dans l’ensemble; 6 % n’étaient ni satisfaits ni insatisfaits et 22 % étaient insatisfaits. Les répondants les plus jeunes (de 18 à 34 ans) se sont dits légèrement moins satisfaits de la vie (64 %) que les personnes âgées de 35 à 54 ans (73 %) et que les personnes âgées de 55 ans et plus (76 %).

De nombreux Canadiens ont ressenti un bien-être négatif au moins une fois au cours des deux dernières semaines.

21 % des répondants ont déclaré s’être sentis épuisés la plupart du temps ou tout le temps au cours des 2 dernières semaines; 17 % ont déclaré se sentir anxieux, nerveux ou à cran la plupart du temps ou tout le temps. Les répondants les plus jeunes et les femmes étaient plus susceptibles que les autres de déclarer avoir éprouvé ces indicateurs négatifs la plupart du temps ou tout le temps au cours des 2 dernières semaines.

Le bien-être s’est amélioré au cours de la dernière année.

En février 2023, les répondants étaient moins nombreux qu’en février 2022 à déclarer ressentir fréquemment des indicateurs de bien-être négatifs. Par exemple, 18 % des personnes interrogées ont déclaré se sentir déprimées la plupart du temps ou tout le temps en février 2022, par rapport à 12 % en février 2023.

Le tiers des répondants ont déclaré que leur santé mentale se dégradait depuis le début de la pandémie.

En février 2023, 34 % des personnes interrogées ont déclaré que leur santé mentale s’était dégradée depuis le début de la pandémie par rapport à 49 % en février 2022.

Perspectives sur la pandémie et rétablissement

Les deux tiers des répondants ont estimé que le pire de la crise de la COVID-19 était passé.

En février 2023, un peu moins des deux tiers des répondants ont indiqué que le pire de la crise était derrière nous (64 %) par rapport à 55 % d’entre eux en décembre 2022. 18 % des répondants ne savent pas si le pire de la crise est passé ou reste à venir. Comme lors des vagues de collecte de données précédentes, 11 % des répondants ont indiqué qu’ils ne considéraient pas la pandémie de COVID-19 comme une crise.

Le tiers des répondants a estimé que la vie avait repris le cours qu’elle avait avant la pandémie.

Dans l’ensemble, les répondants étaient assez divisés quant au moment où la vie ressemblera selon eux à ce qu’elle était avant la pandémie : 32 % pensent que la vie ne ressemblera jamais à ce qu’elle était avant la pandémie; 37 % pensent qu’elle ressemble déjà à ce qu’elle était avant; 17 % pensent qu’il faudra plus de 6 mois pour ce faire; et 4 % pensent qu’il faudra de 1 à 6 mois. Au fil du temps, la proportion des personnes qui pensent que la vie ressemble déjà à ce qu’elle était avant la pandémie a augmenté considérablement (elle était de 3 % en février 2022 et de 37 % en décembre 2023).

Le coût de la vie et les divisions sociétales sont les préoccupations principales , l'impact de COVID sur l'économie l'est moins.

En février 2023, les deux tiers des répondants dans l’étude SICO (67 %) se préoccupaient de l’inflation ou de l’augmentation du coût de la vie par rapport à 77 % en février 2023. 59 % des répondants se préoccupaient de l’augmentation des divisions ou des conflits au sein de la société. Les préoccupations concernant les répercussions de la COVID-19 sur l’économie continuent de s’atténuer : 63 % des répondants s’en préoccupaient en février 2022 et 32 % en décembre 2023.

Les répondants demeurent préoccupés par la surcharge du système de santé

62 % des répondants ont déclaré être très ou extrêmement préoccupés par la surcharge du système de santé. Les répondants les plus âgés (64 %) et les femmes (69 %) étaient plus susceptibles que les autres d’être préoccupés par la surcharge du système de santé. 37 % des répondants étaient préoccupés par les répercussions de la pandémie sur la santé mentale des Canadiens. Les répondants les plus âgés (27 %) et les hommes (31 %) étaient moins préoccupés par les répercussions sur la santé mentale que les autres répondants.

La plupart des préoccupations liées à la COVID, à l’exception de la surcharge du système de santé, ont diminué au fil du temps.

Au fil du temps, la plupart des inquiétudes liées à la santé ont diminué. La seule exception est la proportion de répondants inquiets de la surcharge du système de santé, qui a augmenté en août et est restée stable autour de 60 % entre août et février.

La perception selon laquelle la COVID-19 représente un risque pour les Canadiens et la société canadienne s’est atténuée.

Dans l’ensemble, la perception selon laquelle la COVID-19 représente un risque s’est atténuée entre février 2022 et février 2023. Par exemple, 63 % des personnes interrogées pensaient que la COVID-19 posait un risque modéré ou important pour la santé de la population canadienne en février 2022, par rapport à 52 % en février 2023.